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 Lame Nocturne - Bjarkøy [Alioth Australis]

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MessageSujet: Lame Nocturne - Bjarkøy [Alioth Australis]   Sam 12 Juil - 15:43


Bjarkøy




Propriétaire :  Marché aux Dragons
Race : Lame Nocturne
Âge : 10 ans
Taille : 2m
Etat physique : Robuste / Santé : 95%
Confiance : 53 points
Moral :42 points



Caractère

Bjarkøy est un lame très solitaire, qui n'a jamais cherché la compagnie ni des hommes, ni des dragons. Arraché à sa mère très jeune, débourré par deux guerriers,  il n'a jamais été perçu comme un être sensible en tant que tel, et a fini par se faire à l'idée que la vie n'est qu'une continuelle succession de jours monotones et d'épreuves routinières. Il regarde tout d'un œil morne, ennuyé, se laisse faire sans trop poser de questions, car l'idée d'une relation de confiance avec un Homme ne lui viendrait pas à l'esprit. Il fait ce qu'on lui demande de faire, un point c'est tout, sans chercher à s'intéresser à quoi que ce soit. Alors, si cela vous convient, tant mieux, personne ne vous obligera à le changer.
En revanche, rien ne vous empêche d'essayer de le sortir de cet état d'ennui et de lassitude, d'essayer de lui faire comprendre que la vie n'est peut-être pas un fardeau mais un cadeau, et qu'entre vous et lui peut naître une relation pas simplement basée sur la soumission. Si vous y arrivez, vous pourriez alors avoir une belle surprise, car Bjarkøy est le genre de dragon qui n'oublie pas, ni les mauvaises expériences, ni les meilleures, et j'espère pour vous que vous serez dans cette catégorie.


Compétences

¤ Vol acrobatique >94
¤ Pêche >55
¤ Chasse >70
¤ Ethologie >20

¤ Course à terre >100
¤ Course des airs >97
Course aquatique >70
¤ Quidditch >90
¤ Combat artistique >100
¤ Combat illégal >50




Informations:


Prix : 3700
© Twiggy pour Never-Utopia ; modifié par Astra


Dernière édition par Le Conseil le Ven 19 Juin - 18:23, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Lame Nocturne - Bjarkøy [Alioth Australis]   Mar 21 Oct - 20:47


La foule devint de plus en plus dense au fur et à mesure que j'approchais du Marché aux Dragons. Ils me cassaient tous les oreilles, si je n'avais pas été déterminée j'aurais fait demi-tour bien rapidement. Du peu que je savais sur les dragons, j'en avais déduit que la race qu'il me fallait, c'était un Nain Goutte-d'Or : petit et intelligent, que demander de plus ? Mais, alors que je bousculais quelqu'un, une couleur d'écailles accrocha mon œil. Des nuances de bleu, des nuances de vert... Du bleu-canard !! Ma couleur préférée actuellement. Je n'avais même pas imaginé qu'elle pût exister comme couleur de robe. D'abord captivée par ses écailles, je finis par lever un œil vers le dragon à qui elles appartenaient. Il me rendit mon regard en version éteinte, avec ses yeux dorés. C'était quoi comme race, ça ? Un Lame Nocturne, non ? Comme de bien entendu, le Marchand s'empressa d'accourir vers moi. Il lança une phrase qu'il devait lancer au moins un demi-million de fois par jour.

« Salut mademoiselle ! Aaah, je vois que cette vête vous intéresse ! Excellent choix, vous avez l'oeil. Bjarkøy ne –

–Chut. »

Le Marchand me lança un regard outré, mais se tut, cloué sur place. J'avais horreur qu'on essaye d'influencer mes choix. Et je venais de décider que j'allais acheter ce dragon à la robe improbable et au regard morne.

« Je le prends. C'est combien ? »

Je repartis donc un instant plus tard avec le dragon-aux-écailles-splendides tenu en licou. Bjarkøy, avait dit le vendeur. Il avait de la chance, son nom me plaisait bien, sans quoi je l'eusse changé. Ce n'était pas un Nain, comme je l'avais prévu, mais un Lame c'était aussi bien. On racontait que, malgré qu'il soit bien plus grand qu'un Nain, un Lame était tout aussi peu encombrant, et plus discret encore. Parfait, en toute somme.
Bien, j'ai un dragon, c'est cool. Mais j'en fais quoi, maintenant ? Bjarkøy marchait docilement derrière moi, sans même jeter un coup d'oeil autour de lui. J'eusse pu le conduire dans le cratère d'un volcan en éruption que cela ne lui eût fait ni froid ni chaud. Si c'était ça, un dragon, c'était ennuyeux tout compte fait. Mais tant pis, il n'aurait pas le choix, il allait changer. Hors de question que je me trimbale un rabat-joie.

Nous marchâmes, marchâmes, et finalement nous arrivâmes en périphérie de la ville, non loin de la maison de ma grand-mère Gisèle. L'endroit était désert. Je me retournai et Bjarkøy me regarda m'asseoir devant lui.


« Ben assied-toi, tu vas pas rester planté là. »

D'un mouvement empli d'un profond ennui, Bjarkøy se coucha en rond, le cou redressé, les yeux fixés sur la petite créature autoritaire que j'étais. Je tendis la main avec un sourire pour toucher les écailles lisses du museau du lame nocturne. J'aimais vraiment énormément cette couleur.

« Là, c'est le moment où tu ronronnes normalement... »

Mais Bjarkøy ne ronronna pas. Il évitait mon regard, et finit par se dégager avec un semblant d'irritation. [Sur quel genre de folle je suis tombé... La vie, c'est vraiment pourri.]

« Eh oh, tu te calmes monsieur le péteux ? Espèce de gaufre-sans-œufs à roulettes. Bon, viens, je vais te présenter à Marie et Juliette. »

J'entraînai le dragon à ma suite en direction de l'enclos qui se situait derrière ma maison. Marie et Juliette y paissaient tranquillement en compagnie de Vladimir, un agneau dans l'âme. Tous trois tournèrent immédiatement la tête à la vue du dragon. D'abord affolées, Marie et Juliette finirent par m'apercevoir et, rassurées, prirent le parti de dévisager Bjarkøy sévèrement. Quand à Vladimir, je pouvais voir d'ici les étoiles dans ses yeux. La couleur du dragon lui plaisait autant qu'à moi.


« Bon, voilà Marie et Juliette, et ça c'est Vladimir. Si tu touches à un de leurs poils, c'est la fin, pour toi. Voilà-voilà. »

Je m'assis sur le bord de l'enclos, mais Bjarkøy ne fit même pas mine de vouloir s'approcher.[Deux moutons et un chaton. Super. Tu crois que ça m'intéresse ? Haha.]

« Fais pas ce regard, hein ! C'est super cool, les moutons. En tout cas pour l'instant, ce que Marie et Juliette m'ont montré de leur personnalité est beaucoup plus passionnant que toi. Bim. »

Le lame me lança un regard indéchiffrable.


« Oh ça va, hein... Allez, j'suis sûre que t'es intéressant et, euh... plein de surprises. »

Oui, je préférais discuter avec les animaux qu'avec les humains. Ils se compliquaient beaucoup moins la vie, eux. Vladimir laissa tomber sa timidité inexistante et sauta sur la patte avant gauche de Bjarkøy, qui se mit automatiquement à gronder. Peine perdue : cet abruti de Vladimir n'avait aucun instinct de survie. Le dragon me jeta un coup d’œil par réflexe et capta mon regard d'avertissement. Qu'il touche à Vladimir, et sa vie s'arrêtait là. Je ne savais pas trop comment je comptais faire du mal à un dragon de mes propres mains... Mais, comme on dit, c'est l'intention qui compte. Alors Bjarkøy lâcha un soupir et laissa Vladimir essayer – sans succès – de grimper à sa patte. Ma grand-mère Gisèle passa alors sa tête dans l'entrebâillement de la porte arrière.

« Alors c'est ça ton dragon-chat ? Il est très beau, mais c'est la perspective de devoir vivre avec toi qui le déprime comme ça ? P'is tu l'as choisi pour qu'il soit assorti à la couleur de ton haut ? J'vous jure. »

Et elle rentra de nouveau à l'intérieur. Bien, j'avais présenté Bjarkøy aux personnes qui m'étaient le plus chères, à présent je voulais voler. Je n'avais rien, ni selle, ni protections, rien. Juste ce licou, dont j'attachai la longe de façon à former des rênes. Je me hissai ensuite sur le dos de Bjarkøy depuis la clôture sur laquelle je me tenais. Cela faisait un bout de temps, maintenant, que je ne m'étais pas retrouvée sur le dos d'un dragon, et j'avais oublié à quel point ça pouvais glisser. Je sentais ses flancs se soulever et s'abaisser sous moi au rythme de sa respiration. Il profita de ce que j'étais occupée à prendre la longe en main pour secouer sa patte et faire voltiger Vladimir, comme je l'avais fait avec ma manche un peu plus tôt dans la journée. Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir.


« Ohlàlà... Bon allez, en route. »

Je pressai légèrement les flancs de Bjarkøy qui partit au pas en s'enfonçant dans la plaine qui entourait Strawgoh. C'était le moment de décoller. En faisant appel à mon instinct et à ma mémoire, je talonnai le dragon en m'aplatissant sur son échine et levai les mains. Je dus m'agripper de toutes mes forces au collier, serrant les genoux, pour ne pas tomber au décollage. Heureusement, le vol finit par se stabiliser. J'avais de la chance d'avoir un bon sens de l'équilibre, sans quoi je me serais déjà rompu le cou au sol, des mètres en contrebas. Je n'étais tout de même pas inconsciente. Délicatement, j'intimai à Bjarkøy de redescendre un peu, de voler presque au ras du sol, et un peu plus doucement. Le temps que je m'habitue un peu.

Non, décidément Alioth, t'as bien fait d'acheter un dragon. Voler, c'est trop cool. Allez, direction la Volière mainten- Douuucement !


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MessageSujet: Re: Lame Nocturne - Bjarkøy [Alioth Australis]   Mer 22 Oct - 19:26

Wow wow wow! ** Je vais suivre votre couple de très prés, sache le! èé Le caractère de Bjarkoy est superbement respecté, et c'est aussi ça qui fait le charme du résu: son caractère va pas du tout avec celui d'Alioth :') J'imagine très bien le dragon en face à face avec les moutons... et avec Vladimir Razz Je vais créer le fan club de Vladimir héhé :B
Il y a des points en éthologie car c'est quand même pas rien de présenter son dragon à des moutons, puis Bjarkoy entre dans un nouveau monde où Alioth l'intègre direct dans la "famille"... bref ça me semblait approprié :3

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MessageSujet: Re: Lame Nocturne - Bjarkøy [Alioth Australis]   Dim 5 Juil - 18:31

« Alors c'est ça la fameuse Volière ? demanda Flavie. C'est grand. »

C'était le mot : tout autour de nous, des escaliers et des coursives interminables formaient un enchevêtrement presque artistique qui reliait le sol terreux au ciel. Flavie sur mon épaule, je venais de franchir le pas de l'immense porte qu'était l'entrée de la Volière. Sans répondre à la maytecrrôa (elle en avait l'habitude), j'enfonçai mes mains dans les poches de ma veste de laine beige et, après un regard inexpressif échangé avec le concierge, me dirigeai vers la sellerie publique. Deux volées de marches de pierre me séparaient de la grotte 203, mais je devais avant cela me procurer un seau.
Les seaux utilisés pour le soin des dragons ressemblaient plus à de grandes bassines (ou à de petites baignoires, selon le point de vue) : ils étaient lourds, à la fois larges et profonds, capables de contenir plusieurs dizaines de litres. Je me saisis de l'anse du premier venu et rebroussai chemin

« Tu sais qu'avant, les seaux utilisés étaient en pierre ? C'était tout une histoire de les transporter ! Heureusement que le Conseil a mis la plupart des mages au service de la communauté, ce qui fait que de nos jours les seaux en bois sont ignifugés. »


« Comment tu sais ça, toi ? »

Je sentis Flavie hausser les épaules avec fierté.
« Mon peuple a beaucoup de connaissances. Et puis nous parlons beaucoup. »

« Oui, ça, j'ai remarqué... »
marmonnai-je tout en tournant la lourde clef de la grille 203 dans sa serrure. Bjarkøy était roulé en boule dans un coin, l'air plus morne que jamais. Il leva à peine les yeux pour me voir entrer, puis referma ses paupières de moitié, scrutant le ciel à l'extérieur de la Volière.

« Yo, Bjark. T'as vraiment une sale tête. »
Il me foudroya du regard. Indifférente, j'attrapai Flavie et la posai au sol sans ménagement puis allai remplir l'imposant sceau à l'un des robinets plantés dans les murs de la Volière : il y avait environ un robinet toutes les trois grottes. Cette tâche me prit bien cinq minutes.
Encore fallait-il que je fasse bouillir le liquide. D'ordinaire, la question du feu ne se posait même pas parmi les dragonniers : après tout, les dragons étaient aussi là pour ça. Mais dans l'immédiat, Bjarkøy était bien incapable de cracher beaucoup plus qu'une étincelle. L'un des effets de la bleuite aigüe. Titubant légèrement à cause du poids de l'eau, je franchis de nouveau le seuil de la grotte et me déchargeai avec un petit grognement de mon fardeau. Quelques gouttes s'en échappèrent et mouillèrent la paille, au sol.
Flavie était entrain d'agonir le pauvre Bjarkøy de ses mots d'encouragement.

« Oh, Flavie, laisse-le un peu tranquille, il est fatigué là. »

Cela faisait déjà quelques jours que le dragologue avait diagnostiqué la bleuite chez mon dragon ; quelques jours que je lui administrais son traitement avec une patience forcée qui ne me ressemblait pas. Sans amélioration visible. « Je vais vous prescrire un flacon de Réchauffement, il faudra qu'il boive son eau bouillante, avec trois gouttes de potion dedans tous les soirs », avait-il dit. Moi qui, auparavant, ne passais pas plus de quelques minutes à la Volière par semaine, j'en étais arrivée à m'y rendre plusieurs fois par jour. Et tout ça pour faire bouillir de l'eau. D'un geste machinal, je plaçai le seau sur un joli tas de paille, que je pris soin d'éloigner du reste de la litière. Je tirai ensuite de ma manche mon briquet à amadou, et enflammai le tout. La moitié de la litière passait dans ces petits rituels : la paille brûlait vite et il fallait nourrir le feu généreusement.

« C'est bientôt prêt, Bjark ! Ramène-toi. »
Le dragon bleu se redressa, traîna sa carcasse tremblante jusqu'à côté du seau, se laissa tomber en créant une onde de choc au sol, et ne bougea plus. Je sortis le flacon de Réchauffement de ma poche et en versai avec précaution 3 gouttes dans l'eau qui s'agitait à gros bouillons. Elle rougit ponctuellement puis reprit sa couleur limpide. Bjarkøy ne se fit pas prier pour boire à longues traites, les yeux clos.

« T'as le bonjour de Vladimir, d'ailleurs. Ce chat est devenu une jeune racaille ingrate, je ne t'ai pas dit ? » Le dragon me lança un regard blasé : [Mais oui, toujours plus. Si tu ne lui avais pas donné un nom pareil, aussi...]

« Oh, tu exagères, Alioth ! Vladimir est un chat tout ce qu'il y a de plus normal à mon avis ! »
Il fallait toujours que Flavie donne son avis. Je lui lançai un regard perçant.
« Parce que tu as côtoyé beaucoup de chats, toi ? Tss. Je suis certaine que Vladimir a subi la mauvaise influence de Géraldine. Lui qui avait quasiment été adopté par Marie et Juliette... il est tombé bien bas. Bref. Si tu pouvais te dépêcher de guérir, ça arrangerait Flavie. Elle commence à me casser les oreilles, à vouloir partir à l'aventure. »

« Alioth !! Tu- »

« Chut, c'est à Bjarkøy que je parle. »
« Oui mais c'est de moi que tu parles ! Tu es très impolie, tu sais ? Dans la vie, en général. Et puis je trouve ça fort blessant que tu parles plus à Bjarkøy qu'à moi alors que lui ne te répond jamais. »

Je haussai les épaules.
« Justement. »

Le dragon avait fini son eau. Je lui tapotai la tête et récupérai le seau.

« Bien. A tout à l'heure. Je vais rapporter du bois la prochaine fois, comme ça, ça brûlera plus longtemps et tu pourras garder l'eau à disposition. On va tester. »
« Alioth, attends-moi ! »


Je quittai les lieux, préoccupée par l'état de Bjarkøy, Flavie sur mes talons.


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MessageSujet: Re: Lame Nocturne - Bjarkøy [Alioth Australis]   Dim 5 Juil - 19:15

Petitou il est malade! Mais je me fais pas de souci pour lui tout devrait rentrer dans l'ordre grâce aux soins d'Alioth... N'est ce pas? èé
J'ai adoré le passage où tu parles de Vladimir, et je suis toujours fan de ta grenouille What a Face

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MessageSujet: Re: Lame Nocturne - Bjarkøy [Alioth Australis]   Jeu 23 Juil - 22:01

Il commençait à me fatiguer, à être malade, mon dragon. Je prenais conscience d'à quel point, depuis que je l'avais acheté, j'avais gagné en indépendance. Et là, j'étais de retour à la case départ, limitée par le temps et la force que me demandait la marche à pieds. En d'autres mots, voyager était devenu délicat. Je ne pouvais plus aller explorer en une journée les minuscules bourgades qui constellaient la région de Strawgoh et dans lesquelles les gens fonctionnaient avec une unité déconcertante. Si Strawgoh était un monstre désorganisé, ces amas de maisons semblaient être réglés comme des horloges. C'est-à-dire qu'ils tournaient en rond. Fascinant.

Ce qui me dérangeait le plus, dans le fait d'être coincée en ville, c'était la bleuite. Qu'est-ce qu'ils avaient tous à attraper cette maladie ? Bjarkøy, les strawgoths... Le premier était comme une loque, cloué à la Volière ; les seconds toussaient et éternuaient partout, devenaient bleus du jour au lendemain et tentaient quand même de toucher les gens parfaitement sains comme moi avec leurs sales mains suppliantes.
Il faudra qu'ils se fourrent dans le crâne que non, la lueur désespérée dans leurs yeux de mourants n'est pas une raison valable pour que je risque ma vie. Bande de dégoûtantes crevettes cannibales. Et il était hors de question pour moi de rester simplement enfermée chez ma grand-mère Gisèle. Lorsque je sortais, je longeais les murs. J'étais devenue professionnelle dans l'art de repérer les gens malades. Que ce soit le rhume ou le Mal, je m'en frottais les griffes avec une patte de mammouth. Ils n'étaient pas sains, et moi je l'étais.
En revanche, voir Bjarkøy ne me posait pas de problèmes. J'étais persuadée que la bleuite ne se transmettait pas directement de dragons à strawgoths. Des générations et des générations de dragons avaient eu la bleuite sans que leurs dragonniers n'en meurent. Et puis surtout, mon lame était malade avant que l'épidémie ne se déclare, et je n'étais toujours pas entrain d'agoniser. J'étais même en parfaite santé.

En bref, les temps étaient durs. De tous les gens dont j'avais pris l'habitude de suivre la vie comme on lit un livre, près d'un tiers étaient morts ou atteints. Les gens ne sortaient plus, et loin de moi l'idée d'aller risquer ma vie à les débusquer, terrés comme des rats.
Je n'avais donc plus rien à faire. Ma grand-mère Gisèle n'aurait eu aucun scrupule à me tuer si j'avais utilisé Marie ou Juliette comme moyen de locomotion pour voyager... Je continuais à passer le plus clair de mon temps hors de chez moi (pouvait-on vraiment appeler ça chez moi ? Je n'avais même pas de vrai lit), et le plus souvent, mes errances se terminaient à la Volière. L'ambiance apocalyptique m'agaçait. Bjarkøy était malade, mais lui ne se plaignait pas. Et plus vite il guérirait, plus vite je pourrais m'échapper de cet endroit malsain.

« C'est terrible... Tous ces gens qui toussent... de savoir qu'ils vont mourir. »
« Tout homme doit mourir »* répliquai-je, impassible, tout en ramassant du bois mort. Il y en avait beaucoup en cette période de l'année – pas assez, cependant. J'avais été ''contrainte'' de voler une ou deux bûchettes chez un fermier, dont la maison avait le malheur (pour lui) ou le bonheur (pour moi) de se trouver sur mon passage. C'était chargée de ce fardeau que je retournais, comme d'habitude, à la Volière.

« Yo, Køy. »
Il ne me regarda même pas entrer. Lui qui, d'habitude, posait un regard perpétuellement neutre et lassé sur les choses ; à présent il ne regardait même plus. Plus rien du tout.
Essoufflée par la montée des marches avec ma charge de bois, je laissai tout tomber au sol avec un soupir. J'avais chargé mes bagages dans l'un de ces fameux seaux-baignoire.
J'adooore avoir l'esprit pratique.
Le feu ronflait au bout d'une minute, et sur lui la bassine d'eau. Je m'étais placée loin du dragon, tout au bord de la grotte. Négligemment, je laissai l'une de mes jambes pendre dans le vide, ignorant tous les avertissements inquiets que me lançait Flavie. Mon oreille avait développé comme un filtre à ce qu'elle disait. A force de penser que sa voix n'existait pas, j'avais réussi à l’annihiler à volonté.
Le vertige était une sensation délicieuse. Pencher légèrement la tête ; tester mon équilibre et tâter la ridicule distance qui me séparait d'une mort aussi certaine que douloureuse... Le vertige, c'était la dangereuse attraction du vide, de la chute, de l'apesanteur ; comme si l'altitude me mettait au défi de prendre mon envol.

Le bruit des gros bouillons me sortit de mes pensées. Bjarkøy, l'ayant entendu également, se leva et tira son corps et la chaîne qui le scellait à la grotte 203 jusqu'à moi. Un autre dragon se serait plaint, aurait gémi pour que le dragonnier lui apporte le seau : pas mon dragon. Et ce n'était même pas par fierté, je le savais. De la fierté, il n'en avait pas. Simplement, l'idée de s'exprimer ne lui serait jamais venue en tête. Je le regardai sans bienveillance tandis qu'il s'abreuvait de son remède avec soulagement. Il semblait moins fatigué que la dernière fois. Mais beaucoup, beaucoup plus démoralisé.

« T'as jamais eu le moral, hein mon gars ? Tu sais pas ce que c'est, d'être joyeux. Et heureux, n'en parlons même pas. Pour l'instant c'est un peu ambitieux. » J'avais prononcé ces phrases sur le ton du constat.
[Va te faire voir, Alioth], telle aurait été sa réponse s'il avait pu comprendre ce que je racontais, et s'il avait pu parler.
Ca fait des ''si'' non négligeables.

Toute cette déprime, partout, était loin de m'engloutir. A l'inverse, lorsqu'elle ne m'indifférait pas, elle me mettait en colère. Après tout, j'étais pur esprit de contradiction. Alors qu'en apparence j'aurais pu être renommée ''Calme'', lorsque le lame turquoise s'affala pour laisser ses yeux se perdre à nouveau dans le vide (je pouvais presque l'imaginer fondre en larmes, ça en devenait consternant), j'explosai.

« Mais nom d'une potiche à beurre d'eau, lève-toi et marche ! »
Je bondis sur mes pieds sans prendre garde au gouffre qui m'attendait malicieusement et donnai un douloureux coup de pied (pour moi) au dragon. Il tourna sa tête vers moi en émettant un glapissement indigné et plein d'incompréhension.
« Oui, parfaitement, lève-toi et marche ! C'est quoi ton problème ? »
Je réitérai mon geste, et lui son cri. Bon sang, ce que ça faisait mal aux orteils ! La colère était un assez bon anesthésiant.
« J'en ai plus qu'assez de te voir ramper ! Et j'en ai plus qu'assez de te voir tirer une tête à faire fuir n'importe quel fantôme suicidaire ! »
J'en oubliai complètement la présence de Flavie, qui s'était réfugiée dans un coin en ouvrant de grands yeux choqués. Elle n'ouvrit pas la bouche, interdite.
[J'y comprends rien. Qu'est-ce qu'elle a à s'égosiller, d'un coup ? Sur quel genre de propriétaire je suis tombée ? Je me le demande chaque jour... Allez, faisons comme d'habitude, attendre que ça passe. La vie est comme ça, de toute façon.
Elle s'arrête pas... J'ai mal à la tête. Qu'elle se taise.]


« Tu es en vie ! Et en convalescence ! Le pire est derrière toi, alors qu'est-ce que tu veux ? Je t'ai acheté, et comme tu as une trop jolie couleur pour que je te vende, tu vas devoir passer le reste de ta vie avec moi. Et tu remarqueras que ça vaut aussi si je finis par te tuer parce que j'en aurai marre de ta tristesse dans mon paysage ! Tu m'énerves ! TU M'ENERVES ! »
J'étais une furie. Ça m'arrivait, parfois.
[J'ai mal à la tête. OH, TAIS-TOI, JE SOUFFRE !]
Il venait de se lever à moitié, vainquant toute paresse, et de me regarder méchamment en lançant le seul véritable rugissement agacé que je lui eusse jamais connu. J'eus même droit à des étincelles et dus reculer précipitamment. Tout en laissant le grondement s'éteindre dans sa gorge douloureuse, Bjarkøy se laissa de nouveau tomber au sol. Aussi soudainement qu'elle était venue, ma colère était repartie. J'éclatai de rire, m'attirant de nouveau un regard courroucé. Je l'ignorai en prenant un air sérieux et une voix caricaturale de guérisseur pédant.

« Toutes mes félicitations, madame, c'est un dragon. Et non pas un mollusque, comme j'avais cru le deviner avant sa naissance. »
J'avais anéanti Flavie. Si elle ouvrait un peu plus la bouche, sa mâchoire en tomberait très certainement. Avec un large sourire, je m'appuyai contre le dos de Bjarkøy et commençai à lui caresser les écailles de la nuque du bout des doigts. Il se fit un plaisir de m'ignorer, mais je m'en fichais. Je l'avais mis en colère.

C'était drôle.



* « Valar Morghulis »- G.R.R. Martin


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MessageSujet: Re: Lame Nocturne - Bjarkøy [Alioth Australis]   Lun 27 Juil - 18:04

Même dans un résu soin tu arrives à me surprendre... Une fois encore c'est bien écrit, le caractère de Bjark est respecté à merveille et je me serais cru dans la grotte 203 tellement c'est bien décrit :B

Encore! Encore! *tape des mains*

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MessageSujet: Re: Lame Nocturne - Bjarkøy [Alioth Australis]   Dim 28 Aoû - 16:20

Froid. Froid. Froid. Ma conscience du froid se manifestait par ce seul mot, fredonné en arrière-plan de mes pensées en continu. Je tendis mes mains emmitouflées dans des mitaines au dessus des flammes. Il n'y avait pas assez de bois, et le feu perdait en intensité à chaque minute ; j'avais peur que la bassine d'eau ne parvienne jamais à ébullition dans ces conditions. Une bourrasque se faufila dans la grotte et je me raidis en grimaçant. Pour une fois, Flavie se taisait et le silence était bienvenu, pour moi comme pour Bjarkøy. Je soupirai, laissant échapper d'entre mes lèvres un fantôme de vapeur.
Enfin, l'eau se mit à bouillir et je pus y verser les dernières gouttes de la potion de réchauffement.

« Køøøøy. C'est prêêêêt. Dernière dose de potioooooon. »
J'éprouvais un réel plaisir à constater que mon dragon ne se traînait plus comme il le faisait la semaine précédente. Il se redressa avec souplesse, s'étira comme un chat, et s'avança sans trop d'effort vers son médicament. En une poignée de secondes, l'eau bouillante avait disparu au fond de sa gorge. Sans me préoccuper d'une éventuelle brûlure, j'ôtai la bassine du feu et attendis qu'elle refroidît un peu avant de la placer comme une bouillotte contre mon ventre. La chaleur se diffusa à travers mon manteau. Bjarkøy s'était étendu pour profiter des derniers instant de chaleur que pouvait procurer le feu mourant. Je me levai et, sans égards pour la réaction qu'il pouvait avoir, je soulevai son aile et me blottis contre son flanc chaud : le feu de ses entrailles, que la bleuite avait éteint, recommençait à brûler. Le dragon gronda à mon intention mais il ne me repoussa pas, et son grondement s'éteignit après un instant. Pensivement, je caressai du bout du doit sa peau, à l'endroit où les écailles irisées recommençaient à pousser. Il frissonna. Saisie d'un soudain élan d'affection, je me blottis encore un peu plus contre lui et fermai les yeux avec le sourire. Je ne vis pas le regard circonspect qu'il me lança ; en revanche, je sentis au bout de quelques minutes qu'il étendait son aile par-dessus moi et par-dessus le brasier, créant pour moi une espèce de tente protectrice. Je n'étais pas confortablement installée, mais au moins, j'avais chaud, et je me laissai aller avec délices à la sieste qui me tendait les bras.

Ce geste était hautement inhabituel de la part de mon dragon, mais je l'acceptais de façon totalement naturelle. Peut-être que ces longues journées à prendre soin de lui me rendaient moins exaspérante à ses yeux. Peut-être, quelque part derrière son désenchantement éternel, éprouvait-il de la gratitude pour ce que j'avais fait.


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MessageSujet: Re: Lame Nocturne - Bjarkøy [Alioth Australis]   Mer 31 Aoû - 14:33

Obligés de se rapprocher à cause du froid, hein? Cool Mouais, quoi qu'il en soit ça avance entre ces deux là!


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Lame Nocturne - Bjarkøy [Alioth Australis]

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